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La relance viendra de la finance…

Maison auscultée
Cela est une évidence pour la plupart des professionnels de l’immobilier: promoteurs, commerciaux, négociateurs, mais cela est aussi devenu un triste constat pour les intervenants incontournables du secteur que sont investisseurs immobiliers.
Tous les acteurs de la vente confirment quant à eux que la baisse du volume des transactions dans l’immobilier semble intimement et inévitablement liée à la baisse de production des crédits. Les dossiers de financement qui semblaient « solides » et sécurisés hier, ne le sont plus aujourd’hui en regard des durcissement des conditions d’octroi de crédit des établissement financiers. D’une manière générale, la « casse » sur les dossiers adossés à un financement en 2012 aura été proche des 40%… ce qui est un record en la matière. Pour mémoire, le recul des ventes dans le secteur de l’immobilier neuf flirtait avec les 30% de moyenne sur le territoire national pour l’année 2012, pendant que le recul de la production des crédits était de 26,4% sur le même période.
Sur ce premier trimestre 2013, cette situation se confirme avec un recul de 8,7% de la production du crédit (Crédit Logement/CSA), et l’offre de logements continue de diminuer chaque trimestre (recul des mises en chantier de 27% sur l’année 2012), ce qui nous laisse augurer une année 2013 pour le moins délicate. Pourtant, la demande reste présente et importante notamment dans le secteur de l’immobilier neuf et pour les programmes dotés du label BBC (RT-2012) comme en témoignent les demandes de renseignements régulières reçues dans les bureaux de ventes, les agences et sur les portails internet.
Cette demande « tournante » provient en grande partie de clients à forte capacité d’épargne et déjà propriétaires, à la recherche d’une résidence secondaire et/ou d’un investissement locatif pouvant constituer à terme un complément de leur retraite ou une résidence principale à moyen et long terme. Dans un marché où les prix des programmes neufs ont tendance à se stabiliser, le seul frein à leur décision d’achat reste la fiscalité galopante en ces temps d’austérité budgétaire.
En d’autres temps, des dispositifs de défiscalisation efficaces et cohérents auraient permis d’exercer un effet de levier afin de de provoquer un réinvestissement de l’épargne privée dans le secteur de l’immobilier aidé, mais les espoirs fondés sur le Loi Duflot à la veille du second trimestre 2013 semblent vains.
Le second souffle tant espéré par investisseurs et primo-acquérants pourraient provenir de la part des établissements financiers: assouplissement des critères d’octroi de crédit, allongement des périodes d’amortissement, mise en place de nouveaux formats de crédits immobiliers plus flexibles -de type leasing-immobilier- sont autant de concepts à explorer afin de permettre de rediriger une partie de l’épargne des particuliers vers la Pierre.
Il ne fait nul doute que ces solutions sont dans les cartons et prêtes à la diffusion grand public, encore faut-il rediriger l’épargne-OR et l’épargne-papier vers les comptes bancaires afin de reconstituer les garanties de crédits, encore faut-il une politique économique génératrice de croissance et d’emplois, encore faut-il un climat social apaisé et une industrie locale re-dynamisé. La relance de l’économie en général et du secteur de l’immobilier en particulier, si elle n’est pas pour demain, n’en est pas moins inévitable. Les trimestre à venir de l’année 2013 nous donneront les clefs de ce nouveau départ à l’orée de 2014 dont le signal de départ viendra… de la finance.