L’immobilier de luxe au secours d’un secteur en berne

Après des années d’euphories, porté par un marché en constante progression et une hausse des prix régulière, l’immobilier, sans avoir vécu la chute brutale que l’on lui prédisait, connait depuis 2 ans maintenant, un vrai ralentissement. Avec un nombre de transactions en stagnation depuis 2012 et des prix qui se refusent toujours à entreprendre une réelle baisse pour convaincre les indécis et détendre les banques de plus en plus frileuses, la relance est à aller chercher sur le secteur économique le plus vigoureux des années 2000 : Le luxe.

En effet à l’instar de l’horlogerie, la maroquinerie ou l’automobile d’exception, c’est grâce aux biens immobiliers de prestige que le marché se maintient, voir explose, dans les régions les plus prisées. Avec le cas à part de Paris et sa région, c’est sur la Côte d’Azur que la tendance est la plus marquée allant jusqu’à modifier le paysage urbain des principales villes de la Riviera. Le très haut de gamme autrefois cantonné aux stations légendaires telles que Saint-Tropez ou Saint-Jean-Cap-Ferrat se démocratise et bouleverse les habitudes des agents immobiliers.

Confrontées à une nouvelle clientèle essentiellement étrangère à forte dominante d’Europe de l’est, seules les agences capables d’entreprendre une véritable mutation ont pu prendre le train en marche. En effet si les agences de quartier avec des vitrines et des vendeurs assis restent le modèle dominant, ce sont les groupes immobiliers qui ont investi le plus sur le net, en particulier en matière de référencement, mais qui ont su aussi se spécialiser afin de répondre aux attentes, aux exigences et à la culture d’acheteurs d’un nouveaux genre, qui aujourd’hui ont réussi à développer leur chiffre d’affaire.

Ainsi dans une ville comme Nice, des groupes tels que Nice Properties ont pris le risque de concentrer leurs efforts et leurs investissements sur une cible réduite d’acquéreurs, cherchant des biens au-dessus du million d’euros. A titre d’exemple en créant un pôle Russe et de nombreuses passerelles avec l’Europe de l’est, en multipliant les salons à l’étranger et en misant aussi sur des partenariats avec l’hôtellerie de luxe comme le Négresco, Nice Properties illustre parfaitement cette mutation.

Une stratégie, qui en plus de donner des résultats concrets avec en particulier la réalisation d’une vente d’appartement à l’entrée de la vieille ville à 2.250.000€ ou encore d’une villa à Gairaut à 3.500.000€ en début d’année, séduit particulièrement les propriétaires-vendeurs, soucieux de bénéficier de cette manne inattendue. Evidemment cet engouement pour le luxe à un revers. Outre l’apparition parfois irritante d’une stratégie marketing très ciblée avec notamment l’apparition de panneaux à vendre uniquement écrits en russe ou en anglais, excluant de fait la population locale, nombreux sont les propriétaires qui surévaluent leur bien, espérant qu’un riche oligarque vienne acheter leur appartement, participant ainsi à tirer artificiellement les prix vers le haut.

Source: http://www.kazeco.com